Les reliques: l’interdiciplinarité à l’épreuve

Relics-Lab

Philippe George – Mark Van Strydonck, Jeroen Reyniers, Fanny Van Cleven (ed.), Relics @ the Lab. An Analytical Approach to the Study of Relics [Interdisciplinary Studies in Ancient Culture and Religion 20] (Leuven: Peeters, 2018) VI+353 p. ill. 78,00€ ISBN: 978-90-429-3667-6

Avec un beau titre pour un livre au format agréable, les reliques sont plus que jamais à l’honneur à l’Institut Royal du Patrimoine Artistique de Bruxelles (IRPA-KIK).

Déjà l’éditeur Peeters avait remarquablement publié les trésors de Tongres et de Saint-Trond, sous la direction scientifique de Christina Ceulemans1. Aujourd’hui le propos s’élargit aux reliques, de manière générale, à la suite d’un atelier qui fut organisé en 2016 dans l’institution fédérale.

Douze contributions se partagent l’ouvrage. En dehors de l’aire de compétence de Signum2, qui nous a demandé cette recension, d’emblée nous écarterons les contributions lointaines sur Turku (Finlande)3, l’Amérique centrale (Nouvelle-Espagne) et Huesca (Aragon). Nous ferons de même avec la contribution sur Jacques de Vitry, qui sort du cadre strict de la sainteté, en avouant mal comprendre l’utilité de tant d’analyses pour l’histoire et l’histoire de l’art4. Et enfin nous laisserons aussi de côté l’icône russe, datée de 1412, en rappelant celle du Trésor de Liège: http://www.tresordeliege.be/publication/pdf/026.pdf.

L’introduction du volume (deux pages avec une photographie des participants du workshop) insiste sur le fait que : « La datation au radiocarbone et l'anthropologie physique sont les outils les plus importants utilisés pour l'authentification des reliques et leur contexte archéologique […] » (p. 2). C’est un point de vue que nous ne partageons pas. Évidemment, s’il n’y a aucun document écrit avec les reliques (en termes techniques, le plus souvent, on parlera d’« authentiques »), on doit avoir recours à ces utiles disciplines mais encore faut-il qu’il y ait eu préalablement et conjointement une vraie recherche archivistique.

Nous concentrerons ici notre propos sur les autres dossiers hagiographiques étudiés : saint Guidon d’Anderlecht, sainte Dymphne de Geel, Malines et les saintes Odile à Kerniel et Harlinde et Relinde à Maaseik. Quant au trésor d’Herkenrode, inventorié depuis 1982 avec le concours de l’IRPA, la publication finira bien par paraître un jour ; en attendant une base de données est proposée : http://balat.kikirpa.be/doc/pdf/Inventaris_Herkenrode_039.pdf.
À Anderlecht, le reliquaire moderne de 1851 contient les ossements d’un homme de 30-40 ans et le reste d’ossements indique un nombre important de manipulations.

Pour Geel, près d’Anvers, une très intéressante étude par Marjan Buyle et Kristof Haneca (2011), reprise ici, concerne la châsse peinte du XVIe siècle. Elle renferme un coffre en bois plus ancien (H. 95 x 179 cm), muni d’un opercule (H. 22 x 20 cm) fermé d’une grille pour laisser voir les reliques. Le renouvellement des reliquaires est classique au cours des siècles tout comme la retranscription des documents accompagnant les reliques. Sur le coffre des traces de peinture évoquent la légende de sainte Dymphne, cette peau d’âne irlandaise du VIIe siècle, invoquée par les malades mentaux : l’étude des ossements rajeunit le dossier d’un siècle5.

À Malines, en 2013 des fouilles archéologiques ont révélé des ossements et accessoires décoratifs sans grand intérêt. Plus de cinquante pages d’analyses sophistiquées aboutissent à la conclusion qu’il s’agirait peut-être des Onze Mille Vierges, vers 1620. Cela risque de coûter cher si l’on se met à expertiser ainsi tous les vestiges ursuliens (ou thébains) ! Le déploiement de moyens est aussi perceptible dans l’édition proprement dite : un sommet est la page 244 uniquement faite de deux photos en gros plan de deux fragments de journaux, vers 1867, avec même l’analyse de leur encre ; suit la photo du certificat de 1620, d’une écriture lisible à la reproduction photographique, avec une pseudo-édition (p. 265) car sans identification des personnages et lieux etc. D’un point de vue purement anthropologique : « Certaines parties remontent à l’époque romaine, d’autres à la transition du Haut à la fin du Moyen Âge et d’autres aux XVIIe au XVIIIe siècles et à la période 1870-1930 » (p. 263).

L’antique châsse de sainte Odile est un coffre en bois peint, d’une longueur d’environ un mètre, qui raconte sur ses panneaux l'histoire des Onze Mille Vierges et la translation des reliques d'Odile et de ses sœurs à Huy6. Sur fond uniforme vert ou rouge se détachent, très nombreux, les personnages qui remplissent tout l'espace. C’est comme la transposition sur panneau de bois de peintures murales. La question fondamentale est la date de cette peinture, considérée comme la plus ancienne conservée de l'école mosane si elle fut exécutée à la fin du XIIIe siècle pour les Croisiers de Huy, bénéficiaires en 1292 du don de reliques ; elle aurait été retouchée au XVe siècle. Après la Révolution, cette châsse, si importante pour l’histoire de l’art, aboutit finalement à Kerniel, au couvent des Bernardines de Mariënlof (Borgloon) en Limbourg belge.

Nous sommes étonné que l’IRPA, pourtant si attentif aux châsses des patrons de Huy qu’elle restaura à grands frais des propriétaires, celle de Notre-Dame même deux fois en une cinquantaine d’années, n’ait pas aussi porté son regard sur le contenu des châsses plus récentes qui ont conservé à Huy, après la Révolution, la moitié des reliques d’Odile, Ida et Imma, puisque directement en rapport avec celle de Kerniel7. En 2013, à l’Archéoforum de Liège, fut exposé, seulement à titre d’exemple de sources écrites permettant l’identification des reliques, une copie d’une archive de 1443 du contenu d’une nouvelle châsse tournaisienne des Croisiers ; ces archives, naguère au dépôt d’archives de Huy, sont importantes. Le dossier historique est composé de différentes sources de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne et de travaux, qu’il faudrait mieux critiquer, tout comme exploiter le riche fonds de manuscrits des Croisiers conservés à la Bibliothèque du Séminaire de Liège.

D’autre part nous aurions préféré lire ici le rapport dendrochronologique de Pascal Fraiture de l’IRPA, mentionné mais inédit (2015) : de quand datent les planches de la châsse ? Cette information est capitale et confirme à nouveau ce que nous écrivions plus haut. En passant, nous avons plaisir à signaler, à la gloire de l’orfèvrerie religieuse liégeoise si bien étudiée8, qu’un buste reliquaire de sainte Odile, aujourd’hui perdu, fut réalisé pour les Croisiers de Huy par Jean Goesin en 1627. Enfin, quel dommage qu’en 1867 le Vicaire général de Liège Arnold Barret n’ait pas ordonné le retour de la châsse à Huy plutôt que de diviser en deux les ossements !9 L’histoire du culte est ici résumée au sein de l’ordre des Croisiers, notamment à partir des recherches de François Petit sur la spiritualité norbertine. Le reliquaire du XIVe siècle (Liège, Grand Curtius) des Croisiers de Liège insiste sur la guérison des affections oculaires par la sainte, d’où sa confusion avec Odile d’Alsace. L’ouverture de la châsse de Kerniel eut lieu en 2016.10

Harlinde et Relinde sont les fondatrices d’Aldeneik au début du VIIIe siècle11. Les reliquaires conservés chez les Croisiers à Maaseik ont livré quelques pièces archéologiques de l’époque mérovingienne : deux encriers (?), en ivoire et en bois, avec un style métallique. Les ossements sont quant à eux un mélange d’époques différentes12. Nous regretterons que le dossier hagiographique des saintes ne soit pas en entier traité surtout quand on sait que les reliques-vêtements des saintes à Maaseik sont des pièces remarquables soumises au Lab.

L’« invaluable reference source » annoncée sur la couverture à travers « radiocarbon and physical anthropology » appliqués ici ne semble favoriser que les sciences dites exactes car la montagne accouche plutôt d’une souris pour l’histoire et l’histoire de l’art. Nous constatons en effet que la plupart des articles intéressent davantage les anthropologues que les historiens, et en étant peut-être sévère, nous voudrions que notre avis critique sur la manière dont l’histoire et l’histoire de l’art sont ici lésées ne puisse être appliqué à la méthodologie générale de l’IRPA (« patrimoine artistique »), souvent fort à la dévotion des sciences exactes : oui, la vraie interdisciplinarité est difficile à organiser.

Il n’y a pas de conclusion au volume. La bibliographie générale rassemblée en fin d’ouvrage est à l’image de celui-ci : hétéroclite et disparate, puisque toutes les bibliographies y sont entremêlées formant un curieux mélange, aux yeux d’un historien, d’articles historiques et de sciences exactes, le tout précédé de sources inédites essentiellement concernant Aldeneik. C’est un peu comme au Moyen Âge dans une châsse de tous les saints lorsque les ecclésiastiques, fatigués de recopier toutes les authentiques de reliques ou d’en identifier les saints, jettent tout le reste des vestiges sacrés dans une « caisse » (capsa, châsse), avec un document explicite du style « Dieu reconnaîtra les siens » !

Dommage que les titres des autres contributions présentées lors de la journée d’études à l’IRPA et non publiées ne soient pas cités. De manière générale on est surpris qu’un éditeur reproduise en photos des documents si récents (ici on pourrait vraiment multiplier les exemples). On a quelquefois l’impression que des spécialistes d’autres disciplines que l’histoire sont en pamoison devant n’importe quel écrit, sans critique.

Faut-il rappeler aussi que la médiatisation (fort nécrophile) à outrance des reliques ne nous a jamais plu13. Il n’est pas inutile de le répéter à l’ère des réseaux sociaux en quête de sensationnel et de buzz. Plus les reliques sont fausses, plus elles nous intéressent ! Car la question de l’authenticité des reliques ne nous paraît pas aussi capitale qu’aux yeux de certains. Que cherchent-ils au juste ? On a quelque fois l’impression qu’ils pensent avant tout que l’Église trompe les fidèles en utilisant de faux ossements14. Faut-il redire que rien n’a changé depuis le Moyen Âge et que le pseudo-scandale, qui semble réaffirmé ou sous-jacent dans certains articles, rejoint le propos des théologiens catholiques d’époque dans leurs débats les plus épiques sur l’authenticité des reliques. Vers 1100 le bénédictin Guibert de Nogent avait bien plus de bon sens et d’esprit critique, aux prises avec une dent de lait du Christ ou les trois têtes de Jean-Baptiste : peu importe, écrivait-il, si les petites gens prient un faux saint, Dieu voit le fond des cœurs15. Les reliques sont un langage où chacun y trouvera son compte mais dans le respect des autres.

En abordant un dossier concernant des reliques, la question fondamentale est de savoir si les analyses sophistiquées vont apporter quelque élément nouveau : il faut porter l’interrogation sur les éventuels chaînons manquants. Nous parlons bien sûr de notre point de vue d’histoire et d’histoire de l’art ou d’archéologie car nous voyons débarquer au « pays des reliques » d’autres disciplines. Ainsi à en croire les auteurs : « L'analyse des reliquaires pour leur contenu en tant que tel et non plus par intérêt artistique fournit seulement une source d'informations précieuse sur les modèles de culte des populations du passé » (p. 89).

Jusqu’à présent les catalogues d’expositions étaient comme des amuse-bouches pour les chercheurs par le côté débroussailleur du domaine des reliques en général. Ainsi récemment encore le Catherijneconvent organisait une exposition Relieken16, avant de poursuivre avec une présentation du Trésor de Münster17. Des articles fondamentaux se cachent souvent derrière ces expositions, qui les vulgarisent heureusement. On accorde une trop grande importance aux analyses de laboratoire qui doivent être pertinentes et bien orientées : l’écart se creuse entre le déploiement de moyens et la modicité de résultats voire la répétition d’informations connues. Il faut vraiment laisser de côté ce vernis de scientificité trop apprécié à notre époque.

Les catégories d’« economical and political saints » (p. 201) nous paraissent artificielles car tous les saints sont d’importance économique ou politique. Si quelqu’un en doute, nous lui conseillerons la lecture du livre, révolutionnaire à son époque, de Pierre Delooz, Sociologie et canonisation (Liège, 1969).

Pour terminer, sortons malgré tout un peu des anciens Pays-Bas : au Mexique avec la contribution de Gabriela Sánchez Reyes, José Luis Velázquez et Ana Lucía Montes Marrero « Sanctity via the light of science. Radiographic images of ceroplastic reliquaries » (p. 133-154). La mode de ces cadavres en cire farcis d’ossements tirés des catacombes romaines18 a en effet gagné l’Europe avant le Nouveau Monde. Ces « belles » dépouilles ont souvent fait les frais du nettoyage-razzia après Vatican II. Le terme français « corps-reliquaire » qu’on leur assigne (p. 142) nous plaît beaucoup en fonction de la typologie des reliques que nous avons progressivement mise en place. On se réjouira en guise de conclusion que les auteurs y recommandent l’interdisciplinarité : « In the future, the examination of relics and reliquaries must be part of serious and planned research » (p. 153).

  • 1. Christina Ceulemans (ed.), Tongeren. Basiliek van O.-L.-Vrouw Geboorte. Textiel, van de vroege middeleeuwen tot het Concilie van Trente [Clenodia Tungrensis 1] (Louvain: Peeters, 1988); Christina Ceulemans (ed.), Stof uit de kist. De middeleeuwse textielschat uit de abdij van Sint-Truiden (Louvain: Peeters, 1991).
  • 2. Cette recension paraît dans Signum et nous rappellerons dans le même périodique ‘Relieken in de computer’, in: Signum 9 (1997), p. 58-64, traduction que fit notre ami Arnoud-Jan Bijsterveld d’un projet que nous n’avons jamais pu développer faute de moyens et de soutiens. Si nous l’évoquons ici c’est justement pour insister sur le contraste avec les moyens déployés ici.
  • 3. Ajoutons seulement un intéressant nouvel article d’Aki Arponen en collaboration avec Heli Maijanen et Visa Immonen sur Turku : https://journal.fi/temenos/issue/view/5350.
  • 4. Nous avons quelquefois l’impression que l’on détourne les sciences dites exactes de leur objectif d’utilité, à une époque d’économies tous azimuts et alors que tant d’études scientifiques reposent sur le bénévolat. Se poser la question de l’utilité est primordial au risque de violer de nombreux lieux sépulcraux sous le couvert du savoir.
  • 5. Nous renverrons au compte rendu de l’ouvrage Relieken. Echt of vals ? cité infra, par François De Vriendt dans Analecta Bollandiana 126 (2008), p. 190-196. Des ossements attribués à sainte Dymphne et saint Gerebernus, il reste peu. En 2002, seuls trois fé¬murs ont été extraits de la châsse et expertisés. Selon toute vraisemblance, les deux pre¬miers appartiennent à une femme et le troisième à un homme, sans doute contem¬po¬rains l’un de l’autre. Un tel schéma semble correspondre, à première vue, à la lé¬gende de Dymphne et de son précepteur Gerebernus, martyrisés en Campine par le père de l’adolescente, un roi irlandais furieux de la voir repousser ses avances in¬ces¬tueuses. Une incompati¬bi¬lité chronologique existe cependant entre les ossements, datés du VIIIe siècle par le 14C, et les données fournies en 1248 par Pierre de Cambrai dans la Passion (BHL 2352), très tardive il est vrai, où les deux saints trouvent la mort en l’an 600. Doit-on se fier à cet écrit et donc conclure à l’inauthenticité des osse¬ments ? Faut-il au contraire privilégier le témoignage des reliques et supposer une mé-prise chrono¬lo¬gique v¬é¬hi¬culée par la tra¬di¬tion puis ratifiée par l’ha¬giographe ? Les Acta Sanctorum for¬mu¬lent une autre hypothèse : plutôt que de constituer un épisode posthume de la légende des saints, la découverte au Moyen Âge de deux sar¬¬co¬phages carolin¬giens, dont se-raient issus les fémurs, n’a-t-elle pas tout simplement donné nais¬sance à celle-ci ? Con¬servé dans un reliquaire-monstrance, le maxillaire dit de Gerebernus est daté pour sa part de 960-1030, et s’apparente selon toute évidence à un élément ajouté aux re¬liques, peut-être suite au vol d’une partie des reliques par des pèlerins de Xanten.
  • 6. Le pèlerinage aux Onze Mille Vierges de Cologne est très connu. Déjà en atteste la Vie de Julienne de Cornillon († 1258) : son amie Hymana, abbesse de Salzinnes, obtient l’autorisation de fouiller le sol de l’ager ursulanus et d’en retirer une quantité d’ossements, exportés en nos régions, où Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut, en distribua une grande part. Les Onze Mille Vierges, c’est une extraordinaire dévotion internationale. Après les remarquables études du bollandiste Maurice Coens, nous renverrons à notre modeste recherche ‘À Saint-Trond, un import-export de reliques des Onze Mille Vierges dans la seconde moitié du XIIIe siècle’, dans Bulletin de la Société Royale Le Vieux Liège 12 (1991), p. 209-228. Les Croisiers de Huy y prirent leur part, à la suite d’une révélation du lieu de sépulture à Cologne des vierges martyres Odile et de ses deux sœurs Ida et Imma. En 1285, les reliques des saintes furent solennellement transférées dans leur monastère hutois. Parmi les authentiques, encore inédites, de la collégiale de Huy, une du XIIIe siècle De navi XIM v(ir)gin(um), le fameux navire de la légende des Compagnes de sainte Ursule, atteste le succès de la légende.
  • 7. Absentes du beau catalogue du Trésor de la collégiale Notre-Dame de Huy (Huy, 2012). Il faut remonter aux recherches du chanoine Hyacinthe Demaret pour en avoir des informations substantielles, relayées par une simple mention dans Albert Lemeunier, Huy. Le Trésor de la collégiale (Huy, 1973), n° 53 et 54. Et nous ajouterons que des reliques ont été données par Monseigneur Rutten en 1912 à l’évêque de Ravenne.
  • 8. Pierre Colman, L’orfèvrerie religieuse liégeoise du XVe siècle à la Révolution (Liège, 1966).
  • 9. La belle copie de la châsse en bois ancienne, faite en 1951, aurait plus sa place à Huy qu’au couvent des Croisiers de Maaseik où elle est conservée et a été inventoriée en 2016.
  • 10. http://haspengouw.tv/reportages/reportage%20openen%20Sint-Odiliaschrijn.htm.
  • 11. Alain Dierkens, ‘Les origines de l’abbaye d’Aldeneik’, dans: Le Moyen Âge 55 (1979), p. 389-432.
  • 12. Le phylactère néo-mosan du Trésor de Liège (Joseph Wilmotte fils, 1902) des saintes a été offert à Mgr Rutten par les prêtres de la région de Maaseik.
  • 13. Nous l’écrivions déjà dans une recension de la Revue d’Histoire Ecclésiastique (2010, p. 954) de l’ouvrage Relieken. Echt of vals ? (Leuven: Davidsfonds, 2006).
  • 14. Sans tomber dans l’anachronisme, on pourrait même se demander de façon générale si les études plus critiques sur ce sujet d’authenticité ne se font pas dans des pays à confession protestante. Depuis Luther ou Calvin quelles sont au juste les règles concernant le culte des reliques ? La Réforme a nourri une grande méfiance envers tout ce qui pourrait détourner l’attention du fidèle du Livre qui est au centre de sa foi, la Bible. Sans pour autant détruire systématiquement, comme seuls l’ont fait les iconoclastes, les représentations figuratives susceptibles de faire l’objet d’une vénération du seul sujet digne d’adoration, Dieu lui-même, furent donc bannis des lieux de culte les images, les statues des saints et les reliquaires de toutes sortes (Cfr Julien Maquet, Le patrimoine protestant de Wallonie. La mémoire d’une minorité (Namur, 2017), p. 261); Alain Joblin, ‘L’attitude des protestants face aux reliques’, dans: Edina Bozóky en Anne-Marie Helvetius (ed.), Les reliques : objets, cultes, symboles [Hagiologia. Études sur la sainteté en Occident 1] (Turnhout: Brepols, 1999), p. 123-141. Le catholicisme est quant à lui en pleine restructuration de sa doctrine sur le sujet : http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/csaints/index.htm et https://fr.zenit.org/articles/causes-des-saints-instruction-sur-la-recon...
  • 15. Henri Platelle, ‘Guibert de Nogent et le De pignoribus sanctorum. Richesses et limites d’une critique médiévale des reliques’, dans: Les reliques. Objets, cultes, symboles: Actes du colloque international de l’Université du Littoral-Côte d'Opale (Boulogne-sur-Mer), 4-6 septembre 1997 (Turnhout: Brepols, 1999), p. 109-121.
  • 16. https://www.catharijneconvent.nl/tentoonstellingen/relieken/.
  • 17. https://katholiekutrecht.nl/event/munster-domschat-in-museum-catharijneconvent/.
  • 18. Nous renverrons à l’ouvrage de Paul Koudounaris, Heavenly Bodies. Cult Treasures & Spectacular Saints from the Catacombs (Londres, 2013); Stéphane Baciocchi en Christophe Duhamelle (ed.), Reliques romaines. Invention et circulation des corps saints des catacombes à l’époque moderne (Rome, 2016); Plus largement à notre ouvrage Reliques. Se connecter à l’au-delà (Parijs: CNRS, 2018).